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Le P.I.B. : que vient-il faire à Stavelot?

(Non, ce n'est pas un nouveau parti politique).

 

Avant de regarder de plus près d'autres composants de l'économie à Stavelot, prenons du recul pour placer Stavelot dans son cadre économique.

Si Stavelot est un arbre dans la forêt, avant de faire des comparaisons avec les arbres avoisinants, (ou de l'abattre, comme semble se faire de plus en plus souvent), regardons toute la forêt en s'arrêtant aux frontières du pays en premier.

Il est claire que les questions et besoins de productivité, croissance, revenu, et performance économique localement, vont trouver des réponses significatives, seulement en les formulant dans le tableau d'ensemble. Et ce tableau dépasse son cadre bien sûr, car une influence extra-territoriale est indéniable.

Les années 2007-2008 en sont la preuve.

 

Même que l'on peut choisir de commencer avec un regard focalisé sur un composant de l'économie locale, l'autre choix est de commencer plus grand, avec un aperçu ou perception plus relationnelle, qui est ce que nous allons essayer de faire ici. 

 

Au journal télévisé ...

 

... et surtout au moment des élections, les différences dans les performances économiques d'une région à l'autre en Belgique sont souvant soulignées et placées devant le publique. Des vues qui sortent de ces régions et communautés différentes en se plaçant dans l'opposition, se servent des mêmes chiffres pour conclure des arguments fondamentalement très différents. Les mêmes chiffres sont liés à un argument de réforme nécessaire à soutenir ou re-inventer le Royaume d'un côté, et de l'autre (pas seulement deux "côtés" mais plusieurs bien sûr en politique), les mêmes chiffres sont interprétées comme un besoin évident pour séparer les régions du pays, une fois pour toutes. Quand de tels débats se présentent plus fréquemment devant le peuple, ou avec plus de force, ou englobés d'un sense d'ultime urgence, peut-on prendre le niveau d'énergie émotionnelle démontré, comme indicateur ou preuve que les chiffres économiques démontres à ces moments, un changement ou une évolution vraiement important(e) ?  : Un bouleversement; un seuil qui l'on ne peut franchir sans résultats catastrophiques; une crise.

 

Cela fait que l'auditeur s'y attend à découvrir des frappantes différences dans la productivité économique d'une région à l'autre. Sont-elles là, ou pas? Ces régions sont la Flandre, Bruxelles-Capitale et la Wallonie, comme vous le saviez-bien. Mais la réponse, sans aucun doute, résonnera d'une colline à l'autre et dans chaque petite entreprise à Stavelot et ses villes avoisinantes.

Dans tous les pays du monde, cette "productivité économique" se traduit en P.I.B. ou Produit Intérieur Brut. (G.D.P. ou Gross Domestic Product si vous cherchez le terme en anglais qui sert plus globalement). Si ce terme ne vous dit pas beaucoup, commençons avec cette petite vidéo de 3 minutes (sans compter 20 secondes de publicité au départ. Cela fait partie de l'économie aussi.)  Elle présente le P.I.B. pour la France, mais très justement cela ne fait aucune différence. Car le P.I.B., surtout quand divisé par le chiffre de population du pays, ceci pour créer le P.I.B. par habitant, permet des comparaisons utiles de son pays avec d'autres.

 



Forgeons délicatement en avant.

 

Voici 3 paragraphes un peu difficile à prendre en une seule fois, mais néanmoins un bon résumé (son plus long message ailleurs si cela vous attire).

 

"Le produit intérieur brut d’un pays est égal à la somme des valeurs ajoutées des producteurs résidant sur son territoire. Le P.I.B., c’est la richesse créée par les activités de production. La croissance est l’évolution du produit intérieur brut (P.I.B.) sans tenir compte de la variation des prix. Si on a produit 100 l’année dernière et 110 cette année, ce peut- être parce qu’on a produit 10 % en plus ou parce que les prix ont augmenté de 10 %. En réalité, c’est en général un peu des deux ! Les quantités produites ont augmenté et les prix aussi. La croissance correspond à la seule évolution des quantités produites. Elle est exprimée en pourcentage (%). Le P.I.B., qui mesure la richesse produite, correspond donc également à l’ensemble des revenus distribués, mais aussi à la consommation et à l’investissement et donc à la dépense.

 

On mesure la croissance par l’évolution du P.I.B. déduction faite de l’évolution des prix. Parce qu’il est difficile de mesurer directement l’évolution des quantités produites, la croissance est calculée par différence entre l’évolution du P.I.B. en valeur et l’évolution des prix (entre deux trimestres ou d’une année sur l’autre). C’est ce que les économistes appellent l’évolution du P.I.B. en volume, exprimée en %. Par exemple, si la production a augmenté de 4 %, alors même que les prix ont augmenté de 3 %, la croissance a été de 1 % : 4 % de production moins 3 % de hausse des prix. Le P.I.B. en volume est égal au P.I.B. en valeur diminué de l’impact de l’évolution des prix sur la période considérée.

 

Le produit intérieur brut (P.I.B.) sert principalement à suivre l’état de santé de l’économie et à mesurer l’évolution de l’activité économique. C’est l’indicateur essentiel, produit dans le cadre des comptes nationaux, pour adapter la politique économique, en fonction de la situation de l’activité du pays. Les comptes nationaux sont aussi le point de départ de nombreuses prévisions économiques. Des organismes publics ou privés, nationaux ou internationaux, présentent régulièrement des scénarios de croissance de l’économie pour les mois ou les années à venir. Les comptes nationaux fournissent un cadrage économique d’ensemble utilisé pour élaborer les politiques publiques. Par exemple, les comptes nationaux renseignent non seulement sur l’état de la production mais aussi sur la dynamique du marché du travail et sur le niveau des ressources sociales. Ils aident à déterminer les moyens dont dispose l’État pour financer les dépenses publiques de santé, de retraite, etc. Une société industrielle va-t-elle investir dans une deuxième usine ? Dans quel pays ? Une banque va-t-elle financer un projet ?  Les comptes nationaux aident également les entreprises à connaître le contexte économique global sur leur territoire d’activité."

 

Dire la même chose de différentes façons peut parfois ajouter à la compréhension, et parfois, que je vais risquer, être tout simplement redondant :

  • En comptabilité nationale, le P.I.B. est la somme des valeurs ajoutées (biens et services) réalisées annuellement sur le territoire national par les entreprises d'un pays, quelle que soit leur nationalité.
  • Le P.I.B. ou produit intérieur brut est un indicateur économique de la richesse produite par année dans un pays donné.
  • Cet indicateur représente la valeur ajoutée totale des biens et des services produits sur un territoire national.
  • Il est utilisé pour mesurer la croissance économique d'un pays.
  • Le rapport P.I.B. par habitant est utilisé pour mesurer le niveau de vie des habitants (voir ci-dessous, car ce rapport n'est pas parfait).

 

Le mot "croissance" semble figurer souvent.

 

Pourquoi un investisseur choisirait-il de placer ses fonds dans un pays où les chiffres de productions ne sont pas très impressionants? Et comment faire pour trouver les "pays forts" ? Ce travaille, vous n'en doutez pas, est déjà fait. On peut triller les pays par leurs P.I.B. par habitant. Et pour eviter les problèmes venus de comparer une pomme dans sa main gauche avec une orange dans la main droite, ce chiffre est ajusté ou normalisé pour rendre en main que des pommes (ou des P.I.B. par habitant). Donc, pas exprimé en euros, yen, rupies, pesos, francs, ... mais en dollars. Pas en valeurs de production brut par pays, mais par habitant ( per capita ). Pas avec les chiffres de 2010 d'un pays, et 2014 pour un autre, mais traduit en valeur de cette année pour tous. Ceux-ci représentent que le début des composants du P.I.B. qui doivent-être normalisés. Mais laissons ce travail aux économistes experts qui jouissent de tels défis. Même eux ne s'entendent pas parfaitement sur tout. Dans cette présentation du P.I.B. vous n'allez pas retrouver une colonne avec les P.I.B. par habitant triés de haut en bas, mais 4 colonnes différentes ! Et en fonction de la méthode soutenue pour arriver à ce chiffre important, chaque pays saute un peu plus haut au plus bas dans l'ordre : comme si suspendu par un élastique bungee. La valeur calculé pour ce P.I.B. par habitant change un peu (de 45.387 à 47.261 pour la Belgique), qui de là, change sa position dans le tri. (Si cela vous tracasse que les chiffres pour la Belgique semblent plus haut que ceux que vous avez vu présentés quelques part, ces chiffres sont en dollars. Donc, il faut les diviser par 1,33 [ l'ancienne valeur en moyenne du taux d'échange ] pour se rapprocher des chiffres présentés au journal télévisé).

- cliquez pour agrandir -

4 colonnes de PIB par habitant.jpg

 

P.I.B. par habitant n'est pas une mesure de la qualité de vie dans une économie. Cependant, il est souvent utilisé comme un tel indicateur, sur l'idée que tous les citoyens bénéficieraient d'une augmentation de la production économique de leur pays. De même, le P.I.B. par habitant n'est pas une mesure du revenu personnel. P.I.B. peut augmenter, tandis que les revenus réels de la majorité baissent. L'avantage majeur du P.I.B. par habitant comme indicateur du niveau de vie, c'est qu'il est mesuré fréquemment, largement, et systématiquement. Il est mesurée fréquemment dans la plupart des pays qui fournissent des informations sur le P.I.B. sur une base trimestrielle, permettant à voir des tendances rapidement. Cet indicateur est mesuré largement : certains mesure du P.I.B. sont disponibles pour presque tous les pays dans le monde, permettant des comparaisons entre pays. Il est mesurée systématiquement, car la définition technique du P.I.B. est relativement uniforme entre les pays.


L'inconvénient majeur est que ce n'est pas une mesure de niveau de vie. PIB est destiné à être une mesure de l'activité économique nationale - un concept totalement séparé de niveau de vie.

  

Pour rassembler ces renseignements dans une vue prise du cosmos sur notre monde économique, voici un résumé graphique :

 

GDP map.jpg

 

Pays présentés par 2013 P.I.B. par habitant

Légende P.I.B. par habitant mondial.jpg

Quel est la taille de l'ensemble de la partie très productrice dans notre monde à ce jour ?

 

Avant de se sentir le cerveau affaibli par cette vue cosmique (pas beaucoup d'oxygène dans le cosmos),  

... redescendons pour réintégrer nos frontières. Mais imaginons que nous avons ramené de notre voyage, dans une nouvelle valise de bonne taille, 

E.T..jpgun extra-terrestre. Et même qu'il a déjà pas mal voyagé dans l'univers, il n'a jamais visité la Belgique. Chez lui, il travail comme économiste à leur banque centrale. Et vous vous sentez un peu dans l'obligation de lui présenter la Belgique, mais d'une vue prise de l'extérieur : une synthèse très objective.

En voici une telle présentation, et voici un extrait d'une partie sur l'économie belge :

Données économiques.jpg

 

Votre invité regarde ces chiffres avec intense concentration pour quelques instants, calculette en main, puis il résume : "Merci. Je comprends la Belgique à l'instant. 

Pourrions-nous peut-être maintenant, aller quelque part et déguster des moules et des frites, moutarde de Dijon, et ensuite visiter l'Atomium? J'en avais un quand j'étais petit."

Après avoir expliqué à votre invité que la moutarde de Dijon ne provient pas de la Balgique, vous cédez à ses demandes. Ensuite, direction au Roi des Moules, la Grande Place et, bien sûr, l'Atomium, dans son aspect tout renettoyé.

 

Même que ce résumé présenté à E.T. est correcte, pour quelqu'un citoyen et domicilié en Belgique, un résumé un peu plus répendu de la situation économique vaut la peine.

 

Situation Economique 

Après une croissance négative (-2,7%) en 2009, la Belgique a connu un net regain de croissance au cours de l’année 2010 (2%) puis en 2011 (1,8%) mais la croissance a cependant été négative en 2012 (-0,2%). L’économie belge montre cependant des signes de reprises, le taux de croissance ayant été très faiblement positif en 2013 (0,2%). Selon les prévisions économiques de printemps de la Commission européenne, la croissance atteindra 1,4% en Belgique en 2014 et 1,6% en 2015. Les prévisions de croissance ont toutefois été revues à la baisse en octobre par le Bureau national du Plan : le PIB ne croîtrait que de 1,1% au lieu de 1,4% en 2014 et de 1,5% au lieu de 1,8% en 2015. Le Fonds Monétaire International (FMI) prévoit quant à lui une évolution positive du PIB de 1,2% pour la Belgique tant en 2014 qu’en 2015. Le taux de chômage devrait continuer de croître en 2014, passant à 8,5% (en hausse de 0,1% par rapport à 2013). Le FMI prévoit que ce taux passera de 8,4% en 2013 à 9,1% en 2014 puis 8,9% en 2015.

Le 20 juin 2014, l’Union européenne a mis un terme à la procédure pour déficit excessif engagée à l’encontre de la Belgique en 2009. Le pays a clôturé l’année 2013 avec un déficit public de 2,6%, quelque peu supérieur au programme de stabilité (2,5%) mais inférieur à la limite des 3% imposée par la Commission européenne.

Le nouveau gouvernement a présenté dès son entrée en fonctions une liste de mesures économiques en vue d’un retour à l’équilibre de la Belgique en 2018, qui témoigne d’un virage libéral. En vue de réaliser des économies de 11 milliards d’euros (30% d’augmentation des recettes et 70% de réduction des dépenses), l’exécutif prévoit notamment un report progressif de l’âge de départ à la retraite (66 ans en 2025, 67 ans en 2030), un saut d’index, une hausse des taxes sur le pétrole et de la TVA sur certains produits ainsi qu’un alourdissement sélectif de la taxation du patrimoine. L’imposition des entreprises sera réduite à 25% tandis qu’une enveloppe de 900 millions d’euros sera consacrée à une baisse de l’impôt sur le revenu et une autre d’un milliard d’euros à l’augmentation des pensions les plus basses.

Le projet de budget belge 2015, transmis à la Commission européenne le 15 octobre, prévoit une inflexion de la réduction du déficit public qui devrait se maintenir en 2014 à son niveau de 2013, c’est-à-dire 2,9% du PIB, alors qu’il était prévu qu’il soit ramené à -2,6% du PIB dans le dernier programme de stabilité. Pour 2015, la cible du solde est désormais fixée à -2,1% du PIB (contre -1,4% initialement). L’effort budgétaire est réparti pour un tiers sur des économies en matière de dépenses primaires au niveau fédéral (réduction des moyens de fonctionnement de 20% et des crédits d’investissement de 22%), un tiers sur des économies en matière de prestations sociales (adaptation de la norme de soins de santé) et un tiers sur une augmentation des recettes (augmentation des accises sur le tabac, harmonisation de la base imposable de la TVA et assujettissement des intercommunales à l’impôt des sociétés).

La dynamique d’endettement public de la Belgique l’a hissée parmi les pays les plus endettés de la zone (105% en août 2014). L’endettement a entamé sa progression avec la mise en œuvre d’un plan de sauvetage pour aider les institutions financières pour un montant total de 21 milliards d’euros (6,3 % du PIB) en 2011. Les quatre principales banques - Fortis, Dexia, KBC et ING - ont fait l’objet d’un plan de restructuration. La Belgique s’est engagée à ramener la dette globale à 98% du PIB fin 2014. Pour ce faire, le gouvernement n’exclut pas de poursuivre les cessions de participation de l’État, menées par le précédent exécutif (le 13 novembre 2013, la Belgique a procédé à la vente de sa part à l’actionnaire majoritaire de Fortis, BNP Paribas, pour un montant de 3,25 milliards d’euros). L’Etat belge détient encore des parts majoritaires dans l’opérateur télécom Belgacom, ainsi que la totalité de la banque Belfius et 10% de BNP Paribas). La Belgique emprunte à des taux historiquement bas.

 

Quand on se concentre sur une partie (une ville) d'un ensemble (un pays), se rappeler que l'ensemble existe en vaut la peine. Plus que ça, les mouvements dans la totalité d'un organisme et sa santé générale, sont propagés et ressentis par chaque cellule.

 

Voici une piste de course de lévriers

Greyhounds and rabbit.jpg

 

Leur situation est d'avoir été formés à courir autour d'une piste, à la poursuite d'un lapin mécanique. Cela n'était pas toujours leur monde, mais l'est devenu : leur environnement, leur situation économique. Il est peu probable, mais pas impossible, que l'on va un jour voir un lévrier courir sens inverse. Peu probable de voir le lapin s'arrêter, mais c'est connu. Peu probable que deux chiens vont quitter la course pour s'engager à un combat personnel. ... mais cela est déjà arrivé. Mais dans leur univers, la seule variable démontrée à chaque course, est que l'un cours plus vite que les autres. 

 

Il faut bien accepter que dans un univers aussi prédéfinis et à première vue d'apparence immuable, il ne reste pas beaucoup d'options à ces chiens. Leurs propriétaires et entraîneurs disent, "... tant mieux."

 

L'économie d'un pays présente plus d'options et de choix à ses membres que dans l'univers des lévriers. Encore : tant mieux.

 

Voici une partie de cet univers, qui est la situation économique belge. Ce sont les chiffres de P.I.B. de la Belgique qui ont accompagnés les discours, débats, et différences politiques que nous avons témoigné pendant les années récentes. Pendant une crise datée 2007 à 2008 aussi. Regardez-les bien : Chiffres prisent de Statistics Belgium, avec quelques colonnes de statistiques relationnels que j'ai ajouté. Ceci en format xlsx de Excel. Si vous avez Excel (Microsoft Office) sur votre ordinateur je vous l’offre. Il présente beaucoup de chiffres, et donc un peu un casse-tête pour lire. L'autre choix est de cliquer avec le bouton droit de votre souris, et de choisir de "Sauvegarder l'image." Ensuite l'ouvrir avec n'importe quel logiciel graphique que vous disposez. Un peu plus bas, je vais sélectionner des parties de ce tableu pour les résumer. Les valeurs P.I.B. au dessus, sont suivis des valeurs P.I.B. par habitant.

 - cliquez pour agrandir -

PIB 2003 à 2012.jpg

 

 Extrait de ce tableau ...

P.I.B. par habitant en Belgique (2003 à 2013) :

Changement - pas beaucoup.jpg

 

  • Une différence par région dans le P.I.B. par habitant est évident dans ces moyennes.
  • Pour les régions le plus souvent observées en disputes politiques récemment, presque pas de différence dans l'interval ni par année.
  • Même que la croissance semble le moins fort à Bruxelles, la valeur moyenne la pus haute, 58.975,60€ de production par habitant, est à Bruxelles.

Présenté d'une autre façon ...

 

Rapport PIB et population.jpg

  • Prenons le pourcentage du P.I.B. contribué par chaque région, pour diviser cette valeur par le pourcentage de la population qui y vit ... et que je nomme le rapport "P.I.B. : Population" qui représente aussi un résumé de productivité.
  • 0,726 : 1 en région wallonne, 0.996 : 1 en région flamande, et 1,909 : 1 pour Bruxelles-Capitale
  • Ceci se traduit comme suit : si la valeur de productivité du produit intérieur brut est fixée à 100% pour la wallonnie, la valeur pour la flandre est de 137%, et pour Bruxelles-Capitale, notre index s'élève à 263% de celui de la région wallonne.
  • Cette façon de présenter ces comparaisons donne, en guise de contrôle, les même pourcentages qu'une comparaison du P.I.B. par habitant.

Une possible réaction serait de dire que si certains en région flamande s'acharnent sur la production réduite en wallonnie, et le besoin de soutenir ce déficit de production, les habitants de Bruxelles-Capitale on le droit de crier encore plus fort. Mais penser ainsi reste une erreur philoso-écono-sociale ! (Quel mot !) 

 

Une petite là au premier rang soulève hardiment sa main avec sa question ...

 

Q : "Pardon. Pourquoi est-ce une erreur ?"

R : "Parce qu'elle révèle une façon de penser qui ignore complètement la cause racine du problème."

re-R : "A oui, je vois. Merci."

 

Le P.I.B. est le résultat de la traducation des resources d'une région, en valeur ajoutée totale des biens et des services produits. Mais n'est-il pas probable que pour les biens et services que le monde d'aujourd'hui recherche, les différences dans les resources disponibles et développés dans ces régions, sont plus déterminant du résultat obtenu, que d'invoquer des explications basées sur "efforts" ou "volonté" ou différences culturelles et linguistiques?

 

Si ces derniers étaient important, on devrait pouvoir retrouver des différences importantes d'une année à l'autre par région. Est-ce le cas?

 

Corrélation du P.I.B. par région, d'une année à l'autre de 2003 à 2012 ...

Corrélation.jpg

Ici nous avons les valeurs publiées pour le P.I.B. par habitant par région, de 2003 à 2013. Les valeurs pour Bruxelles-Capitale en jaune, région flamande en rose, et région wallonne en vert. A gauche, les valeurs de corrélation, d'une région avec une autre.

Regardons ces chiffres côté gauche de plus près ... 

Corrélation (plus près).jpg

  • r² est le coéfficient de corrélation. Il présente la force de relation entre la variabilité aperçue dans les valeurs obtenues dans deux régions, d'une année à l'autre. Une valeur r² = 1,0 implique une parfaite relation entre les deux series de valeurs.
  • Donc, au n°2, la valeur de r² = 0,99431 nous suggère que la variabilité dans le P.I.B. par habitant en région wallonne de 2003 à 2012, correspond à la variabilité dans ces chiffres en région flamande pour les mêmes années. La relation explique 99,4% de la variabilité démontrée dans ces chiffres.
  • Personne va croire que la productivité en région wallonne détermine 99,4% de celle de la flandre !  Et ce serait une erreur de l'offrir comme interprétation.
  • Regardez les valeurs de r² dans les deux autres relations possibles. Aussi presque parfaites ... 99,2% et 98,9% du changement dans les valeurs de productivité dans une région, quasi parfaitement en mouvements parallèles avec les résultats mesurés dans une autre région la même année.
  • COMMENT EST-CE POSSIBLE ? Si pas lié directement, l'un à l'autre, une hypothèse que l'on a pas voulu accepter, on obtiendrait ces résultats si les trois régions, A, B, C, étaient chacun étroitement liée à une quatrième influence : que je nomme "D."
  • Et ce "D" serait quoi? L'ensemble de l'environnement économique qui les influence tous d'une façon importante et en même temps. Exemples : comme quand le prix du baril de pétrôle chute de $150 le baril à $50. Comme quand l'Euro dégringole de $1,38 à $1,13 par Euro. Comme quand le taux d'inflation continue à descendre en dessous de 0% et y reste un moment pour devenir, plus désinflation, mais déflation.

Donc, nos trois régions, et les villes qui s'y trouvent, sont comme les lévriers sur leur piste, en train de courir en rond ?

Répondre "oui," serait de prendre une vue triste, déprimante, et complètement passive sur la discipline de l'économie et de la possibilité d'y agir pour le bien.

 

Mais entamer un projet économique localement lorsque un cadre de référence plus grand suggère que ce n'est pas le moment ou l'endroit propice pour s'embarquer, est de flirter avec la catastrophe.

 

Si une région en Belgique avait toujours maîtriser les secrets de la productivité économique, cette région aurait chaque fois échappé à des pertes.

Comme vous pouvez le constater dans la galerie qui suit, ce n'est pas le cas ... 

 

Voici un galerie de tableaux que Fabienne Verduyn présente dans son étude en juin 2013 de La demographie des entreprise

(Avec chaque clic vous passez d'une année à l'autre).

 

 

Après avoir réfléchi un peu sur ce que cette galerie d'images impliquent, pensez-vous que diviser le pays en tiers, est soutenu par ces données ?

Est-ce que une approche exercée pendant les années étudiées, ou par la communauté flamande ou une autre, peut-elle à ce jour garantir la croissance de nouvelles entreprises, essentielle à la santé de l'économie ? 

 

De Fabienne Verduyn :

"La dynamique des entreprises s’est sensiblement améliorée dans la région de Bruxelles-Capitale au cours de la période 2002-12. En 2002, l’arrondissement de Bruxelles-Capitale présentait un taux de croissance net de 1,4 %. seuls les arrondissements d’Anvers, de Charleroi, de Verviers, d’Eeklo, de Courtrai et de Saint-Nicolas affichaient un taux inférieur. En 2011, le taux de croissance net s’élevait à 2,9 % et Bruxelles-Capitale faisait mieux que 23 autres arrondissements. Enfin, en 2012, le taux de croissance net s’est établi à 2 %, Bruxelles-Capitale présentant une meilleure dynamique des entreprises que 31 autres arrondissements."

"Si l’on ventile par province le taux de survie après cinq ans pour les entreprises créées en 2001, l’on constate que les provinces de Flandre-occidentale (90,5 %), du Brabant flamand (90,1 %) et du Luxembourg (90,1 %) présentent les taux de survie les plus élevés. Dans ces provinces, plus de neuf entreprises nouvelles sur dix existent toujours à l’issue des cinq premières années. Les provinces du Limbourg, de Flandre-orientale, du Brabant wallon et de Namur se situent au-dessus de la moyenne belge de 87,5 %. La province de Liège et la région de Bruxelles-Capitale ont les taux de survie les plus bas, avec 83,4 et 84,5 %, respectivement."

 

Voici la perspective du mois d'avril 2014, de Dominique Simonet sur ce sujet des entreprises de taille moyenne en Walonnie.

 

Pour comprendre d'où proviennent de telles différences, voici une petite partie de la réponse, et qui va vous sembler trop simple, de ce casse-tête :

 

La distance, ou proximité d'une région ou ville, aux lieux des marchés importants ne doit pas être minimisé comme influence sur les résultats économique par région.

Une étude d'Hervé Boulhol, Alain de Serres and Margit Molnar pour l'O.E.C.D. "The Contribution of Economic Geography to GDP per Capita" le soutien fortement.

Par exemple : Les valeurs observées du P.I.B. par habitants pour Bruxelles - Capitale, dépendent fortement de ce phénomène. 

Reprenons les sources du P.I.B. en Belgique :

  • agriculture      0,7%
  • industrie       21,7%
  • services       76,7%,

 

  • la proximité à ces secteurs du P.I.B. semblent expliquer  beaucoup du résultat que l'on retrouve dans le tableu du P.I.B. belge.
  • où dans le pays, dans lesquelles des régions, trouve-t on la plupart de ces ressources ?

 

Donc il semble que la perspective utile dans ce domaine de productivité, dépend d'au moins ...

 

trois compétences :

 

  1. La capacité de "lire," d' interpréter et d'incorporer dans la planification, les tendances économiques plus larges que celles dans notre environnement immédiat.
  2. L'évaluation correcte des ressources actuellement disponibles et non disponibles ayant un impact sur la productivité, en se concentrant sur les plus importantes resources en premier.
  3. Le développement d'une vue à long terme qui permet d'assurer un avenir désirable, et ceci par le choix et la création de ressources connues pour être associées aux effets majeures sur la productivité. Cela demande la protection et maintenance des ressources utiles à la tâche, et qui nous appartiennent déjà, et un engagement à long terme pour le développement de nouvelles ressources avec des résultats avérés.

 

Le but reste d'augmenter la liberté économique des habitants du pays.

 

Mais ceci implique que le Belge ne doit pas demander à son gouvernement de le protéger de tout ce qui le tracasse. Liberté économique implique aussi de s'y mettre et prendre des risques qui, éventuellement, ajoutent aux biens et services, une augmentation dans la productivité. Si le gouvernement belge dépense trop à l'instant, est-ce que les attitudes du citoyen belge envers les programmes et droits sociaux "qui lui sont dûs" n'y sont pas aussi pour une très grande partie ?

 

Il ne faut pas terminer ici sur un sentiment qui suggère qu'il ne nous reste plus qu'à prendre place parmi les lévriers.

 

La Belgique maintient un bon niveu de liberté économique : à la 18ème place des 43 pays dans la région européenne. Un sujet très bien présenté pour l'année 2015 - dans  l’Index de la Liberté Economique.

  

"Le hasard ne favorise que les esprits préparés."

- Louis Pasteur

 

 

 

     Belgium - 2015 Index of Economic Freedom.jpg

Read more about Belgium Economy.

 

 Dans un autre article sur StavelotNews.eu, encore plus de liens utiles et interactifs pour vraiment comprendre le développement économique en Belgique.

 

 

 

 

 

 



01/02/2015
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